CARNET DE ROUTE TDM ZD - #3 COLOMBIE



Troisième étape du tour du monde : la Colombie!

La principale raison qui m’a donné envie de visiter la Colombie est mon amour pour la série Narcos! Je partais donc avec plein d’idées reçues sur les cartels de la drogue et une assez mauvaise réputation sur le pays en tête. Mais je voulais quand même voir de mes propres yeux si c’était justifié. Et ooooooh que non !!!

Quel dommage que cet extraordinaire pays pâtisse de cette mauvaise réputation ! Pas à un seul moment je me suis sentie en insécurité, ni même vu quoi que ce soit de bizarre ou violent. Pour la comparaison je me suis trouvée plus en insécurité dans certains coins du Pérou…

En Colombie je n’ai vu que de la gentillesse, de l’amour, de la bonne musique, des paysages à couper le souffle, des villes qui donnent envie d’y vivre et partout une ambiance incomparable.

Pour le moment ce pays où je m’y suis sentie si bien est mon coup de cœur de ces premiers mois de tour du monde ;-)

>> Ce qui suit est mon ressenti, ce que j'ai vu au moment de mon séjour et reste mon propre avis. Je ne prétends pas ici faire un guide voyage ou dépeindre à la perfection tous les visages de la Colombie ;-) <<

ITINERAIRE

> 5% en voiture

> 20% en voiturette

> 35% à pied

> 40% en avion

(m’étant déplacée une vertèbre à notre arrivée en Colombie et étant pliée en deux, les longs trajets en bus me furent vivement déconseillés !)

1&6 – Bogota

2 – Pereira et la région du café

3 - Medellin

4 – San Andres Island

5 - Carthagène


ASPECT ZERO DECHET & ECOFRIENDLY

Les colombiens aiment leur pays, ça se sent quand on les observe, quand on les écoute. Ils sont fiers d'avoir un si beau pays, si bien conservé et tellement authentique bien qu'hyper moderne.

Suite aux violences des cartels de la drogue des dernières décennies, le pays à beaucoup pâti d'un tourisme quasi inexistant alors que ses voisins des Caraïbes et d'Amérique du Sud tournaient à plein essor en plein boum du tourisme de masse. Du coup aujourd'hui les touristes revenant peu à peu découvrent un pays préservé. Au final cette période creuse en Colombie durant l'essor de ce tourisme de masse a permis au pays d'éviter les grands resorts de bord de mer et la destruction des ressources naturelles liées au tourisme extrême.

Je ne cautionne en aucun cas le business des cartels et leurs actions, surtout qu'à ce jour la production de cocaïne dans le pays engendre des dégâts écologiques considérables dans la forêt amazonienne à cause des laboratoires clandestins. De gigantesques quantités d'eaux toxiques sont rejetées dans les rivières, de l'acide et du kérosène sont déversés sur les sols, faisant fuir ou au pire tuant ainsi de nombreuses espèces animales.

Mis à part cet aspect polluant peu glorieux, les colombiens ont une très bonne conscience de l'intérêt de l'écologie, de la nourriture biologique, de la Slow Food et de la protection de leur environnement.


C'est à Bogota, complètement par hasard à mon arrivée, que je suis tombée sur une boutique en vrac ("Granel") qui venait d'ouvrir et qui bénéficiait déjà d'un succès fou. Ca y est, j'étais déjà fan des colombiens! Les habitants étaient hyper réceptifs face à ce concept. En même temps il faut dire que la boutique est vraiment très jolie. D'ailleurs les colombiens ont un sens du goût et du style qui m'a bien plu!





C'est également à Bogota en discutant avec une connaissance qui vit là-bas que j'ai découvert le concept des "recyclerio". Ces hommes vivant dans les bidonvilles environnants passent la nuit dans la ville avec un chariot pour récupérer dans les poubelles "globales" les déchets qui pourraient être recyclés pour les emmener dans les stations de recyclage de la ville en échange d'un peu d'argent. Un moyen pour eux de gagner honnêtement leur vie.



Quelques exemples d'actions en faveur de l'environnement dispersées à travers le pays.


C'est ensuite dans la région du café que j'ai séjournée (toujours pliée en deux!) dans un ecolodge en pleine nature. Ce fut fantastique de découvrir la vie dans les campagnes, d'en apprendre plus sur la culture du café et de partager avec les employés de l'ecolodge mes pratiques écologiques au quotidien et d'apprendre des leurs. Ils souhaitaient mettre en place des panneaux solaires et apprendre à faire du compost et m'ont demandé de leur expliquer comment débuter.

C'est ce genre d'échanges qui je trouve donnent de la valeur aux voyages. Apprendre des uns et des autres et s'enrichir ainsi, en défiant les idées reçues.


C'est en passant par l'île paradisiaque de San Andres dans les Caraïbes que j'ai découvert que tous les colombiens n'avaient pas cette fibre protectrice de l'environnement.

Quel dommage de voir les routes de cette île magique jonchées de poubelles et de déchets. Quel dommage de voir leur barrière de corail, la troisième plus grande au monde, se dégrader de plus en plus rapidement à cause du tourisme de masse.

Est-ce par manque de moyens, d'éducation, d'envie que rien n'est fait? Je ne sais pas... Je pense malgré tout que le tourisme de masse qui est la principale source de revenus de l'île y est pour quelque chose et que l'île préfère adopter la mentalité du "après nous le déluge".

En tout cas lors de ma plongée le long de la barrière, j'ai ressenti de la tristesse car je me suis dit que mes enfants n'auront peut-être pas la chance que j'ai eu ce jour là d'être au milieu des poissons et des raies mantas...


Petit clin d'oeil rigolo dans le jardin du B&B où nous logions, la proprio avait upcyclé de vieux kayaks pour en faire des lieux de plantations afin d'empêcher l'accès aux crabes qui adorent manger les jeunes plants!

Enfin après avoir passée du temps dans la ville super stylée de Medellin, je vous laisse avec des photos de la magnifique, la plus belle, mon amoureuse chez qui je veux vivre, ma ville préférée au monde : Carthagène!






ET NE LOUPEZ PAS LA VIDEO !


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