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COMMENT DEBUTER LE ZERO DECHET



Cette question, je me la suis posée plusieurs fois. Beaucoup de fois...

Et il y a eu celles là aussi: Par où je commence en fait? Faut-il que j'applique tout tout de suite? Est-ce facile à vivre au quotidien? Vais-je encore avoir une vie sociale? Mes proches vont-ils comprendre?

Et puis il y a aussi eu les questions bizarres: Je vais ressembler à une beatnik tu crois? Je vais pouvoir rester féminine quand même?..... Je pourrai encore utiliser du PQ?!!

Au final je vous rassure, depuis décembre 2014 tout n'a jamais été aussi simple, joyeux et facile!

J'ai une hygiène de vie meilleure, j'économise de l'argent (eh oui le zéro déchet ça coûte moins cher!), je mange mieux et mon esprit n'est plus embrumé par l'excès de consommation. En résumé il s'agit vraiment de se faciliter la vie avant tout, en plus bien sûr des considérations écologiques qui rentrent en compte.

Alors clairement comment débuter le zéro déchet et comment je m'y suis pris?

> J’ai analysé ma consommation et mes déchets.

J’ai pris le temps de regarder chez moi ce que j’avais l’habitude d’acheter et les quantités. Puis j’ai autopsié ma poubelle pour voir ce qu’elle contenait. On jette tellement facilement qu’on ne sait même plus ce qu’on met dedans, ni même ce que l’on a consommé. J'ai ainsi pris conscience de ma production de déchets.

> J’ai éliminé les emballages et je suis passée au vrac.

J’achète 80% de mes produits en vrac, sans emballages. Cela évite les déchets et le gaspillage car j’achète uniquement ce dont j’ai besoin. Pour cela j’utilise des sacs en tissus réutilisables pour les fruits, les légumes ou le pain, des bocaux ou Tupperware pour le fromage, le poisson ou les olives, des bouteille en verre pour le vin en vrac... Le vrac se trouve partout et pas uniquement dans des magasins spécialisés.

> Je composte.

En compostant ses déchets organiques, on réduit déjà de 50% le volume de sa poubelle. Pour ma part j’ai un lombricomposteur d’appartement où j’y mets les pelures de légumes ou de fruits, les coquilles d’œufs, les cheveux, les ongles… Il existe aussi à Paris la possibilité de faire installer des composteurs d’immeuble gratuitement et des jardins partagés où il est possible d’aller déposer dans leurs composteurs ses déchets organiques sur simple demande.

> J’ai dit non au superflu et oui au minimalisme.

J’ai fait un tri chez moi et je me suis séparée de 80% de ce que je possédais car c’était des choses inutiles. Avoir 80 paires de chaussures n’est pas nécessaire. Tout comme avoir 2 fers à repasser, 8 casseroles, 30 ustensiles de cuisine ou des vêtements trop petits. Garder tout ça « juste au cas où » depuis des années m’a fait réaliser que ce « cas où » ne s’était jamais présenté ! Si vous avez du mal à vous séparer des choses mettez dans un carton puis dans un placard vos objets d’hésitation durant 3 mois. Au bout de 3 mois faîtes le point. Par la même j’ai mis un stop pub sur ma boite aux lettres, et j’ai appris à refuser les gadgets publicitaires que je recevais car je n’en avais pas besoin et que ça finirait rapidement à la poubelle.

> J’utilise des objets réutilisables et durables.

Par exemple au lieu des cotons jetables, j’en utilise des lavables. A la place des mouchoirs en papier j’utilise des mouchoirs en tissu. A la place des Tupperware en plastique j’utilise des contenants en acier ou en verre plus résistants à long terme et moins toxiques. A la place des sacs plastiques j’ai toujours un sac en tissu avec moi.

> J’ai appris à faire les produits que je ne trouvais pas en vrac.

Non seulement je ne génère plus d’emballages mais je sais aussi désormais ce qu’il y a dans les produits que j’utilise. Quand on sait la quantité de produits toxiques qu’il peut y avoir dans un déodorant, un gel douche ou un produit pour nettoyer les sols, faire ses produits est un bon investissement pour sa santé et la planète.

> J’achète en seconde main, fais du troc et donne au lieu de jeter.

Pour cela j’ai mon meilleur ami : Le Bon Coin ! On peut y trouver des objets neufs pour un quart de leur prix en magasin. Cela évite donc de gaspiller des ressources pour créer un nouvel objet. Je me suis mise à troquer via des sites internet, des associations mais aussi entre copines. Et enfin je donne autour de moi ou à des associations les objets dont je n’ai plus l’utilité et qui peuvent en intéresser d’autres.

Il est bon de garder en tête la règle issue du livre de Béa Johnson "Zéro Déchet" pour s'aider au quotidien: refuse, réduit, réutilise, recycle et composte.

Le zéro déchet ne se met pas en place du jour au lendemain, on ne fout pas tout en l'air comme ça et on change du tout au tout en 1 jour! Ou alors vous êtes très courageux et efficaces car de mon côté ça m'a pris environ 2 à 3 mois.

On passe d'abord par une phase de transition où on tâtonne, on essaye des trucs, on finit ses produits, on change petit à petit.

Une fois la phase de transition terminée c'est à ce moment là qu'on va se remettre en question régulièrement. On n'en finit jamais de trouver des alternatives, des nouvelles idées et la possibilité de réduire ses biens. Par exemple, depuis décembre 2014 j'ai effectué 3 tris de ma garde robe! La première fois j'ai donné 8 sacs. La deuxième fois 5. La troisième fois 4. Et je ne pense pas que ça soit fini, mais je prends mon temps!

J'espère que mon expérience saura vous guider tout au long de mon blog. L'idée ici est de s'amuser, de se simplifier la vie et de trouver ce qui marche pour vous!

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